Alpes
de Haute Provence
La
surface de landes et bois du département est considérable
: avec 127 000 ha de landes et 298000
ha de terrains boisés, elle est au total 425 000 ha soit 61
% de la surface du département. Comme dans l'ensemble de la
zone méditerranéenne, l'existence de longues périodes
sèches induit donc un risque d'incendie, accru dans la partie
du sud du département.Sur
la période de 1966 à 1986, la surface incendiée
est de 375 ha en moyenne par an, avec une variation évidemment
importante d'une année sur l'autre, mais aussi dans la superficie
des feux ; de 20 à 1950 ha (incendie de Chamatte 1982). Le
département est donc relativement épargné par
rapport à ses voisins de la côte méditerranéenne,
mais le risque est tout de même réel.Les
causes d'incendie et leur répartition dans l'année sont
également différentes : les 2/3 des incendies importants
ont lieu hors été (octobre à juin) : écobuage
(prés de 20 % des feux ont lieu en mars) et de la charge d'ordure
ménagères sauvages ou contrôlées. Les feux
d'été ont des causes plus variées : brûlage
des chaumes, distilleries, incinération de végétaux
coupés, lignes électriques, décharges d'ordures
(sauvages mais aussi contrôlées) foudre (pour un nombre
important de cas).
Hautes
Alpes
La
forêt couvre 193 600 ha et les landes 63 600 ha. Le taux de
boisement, en constante progression, est passé de 28 % en 1983
à 34 % en 1988. La forêt est essentiellement résineuse
(à 75 %) et en majorité publique (55 %). Les espèces
qui la composent sont principalement le mélèze et le
pin sylvestre pour les résineux, le chêne et le hêtre
pour les feuillus.Depuis
la mise en uvre des périmètres de restauration
des terrains en montagne, à la fin du 19ème siècle,
et la création du fonds forestier national au lendemain de
la deuxième guerre mondiale, les surfaces ont augmenté
d'environ 40 %.La
surface forestière a progressé de 20 % en 15 ans d'après
les résultats provisoires du dernier inventaire forestier national.Si
l'on ne peut oublier le rôle environnemental (paysages, loisirs
...) et agricole (pâturage en forêt et activité
annexe pour l'agriculture), la vocation première de la forêt
haut-alpine reste la production avec 160 000 m3/an, mais elle reste
sous-exploitée.
Les feux de forêts sont des incendies qui se déclarent
et se propagent dans un massif d'au moins un hectare de forêt
ou de landes.
Sur
la période de 1973 à 1998, 531 feux ont détruit
3200 hectares de forêts. En 1999, 15 départs de
feux ont détruit 21,55 ha. En 2000, 13 départs
de feux ont détruit 22,5 ha. Le nombre de feux et leur surface
sont plutôt en diminution, du fait des conditions climatiques
favorables et des moyens de prévention mis en uvre.Ces
feux entraînant la disparition de la forêt, ont pour conséquence
daugmenter les autres risques naturels (érosion des berges
lors des crues torrentielles ...).
Incendies antérieure notables dans les Hautes-Alpes Depuis
1973 : Le 8 août 1974, un incendie détruit 274
hectares de forêt domaniale sur la commune de Rochebrune
cet incendie reste connu sous le nom "d'incendie des 4 séries".Le
30 avril 1984, 80 hectares de forêt dont 77 en forêt
communale de Val-des-Prés sont détruits. Le 2
janvier 1984, 62 hectares de landes boisées dont 51 appartenant
à des propriétaires privés sont parcourus par
le feu sur le territoire communal d'Aprés-les-Corps.L'année
1989 est marquée par trois feux importants. Le 28 mars,
200 ha d'une plantation résineuse privée sont détruits
à La Faurie. Le 19 juillet, 70 ha de forêts
partagés entre la commune d'Eygliers et des propriétaires
privés sont la proie des flammes. Le 9 septembre, la
commune de La Faurie connaît un nouvel incendie : 55
ha détruits dont 30 en forêt domaniale.Deux
incendies importants se sont également déclarés
en 1993 et ce, à 24 heures d'intervalle. Le 22 août
150 ha de landes sont détruits sur la commune de Montclus
et le 23 Août, 150 ha de landes sont parcourus à
Réotiers.
Bouches
du Rhône
L'aléa
est très important dans le département, il augmente
avec la saison estivale (chaleur, sécheresse). En plus de la
destruction des végétaux, le risque pour les constructions
est important, plusieurs maisons sont la proie des flammes.
(Voir
carte
format.pdf)
pour la liste des communes concernées.
Vaucluse
L'importance
du risque feu de forêt découle immédiatement des
conditions naturelles : Le département très boisé
(123 000 ha soit 34 % de sa superficie) ; les conditions météorologiques
ont été clémentes ces dernières années,
mais toute sécheresse prolongée fait renaître
le risque ; le vent (mistral) dessèche les sols et accélère
la propagation du feu. Le Sud-st représente 80 % des surfaces
touchées en France.Parmi
les années les plus marquées par les incendies on peut
citer :
1989
: 205 feux - 1182 ha brûlés (Isle sur la Sorgue, Fontaine
-de-Vaucluse) ; 1991 : 88 feux - 1792 ha brûlés
(la Tour d'Aigues, Grambois et Beaumont de Pertuis).En
fonction des études menées, il apparaît que l'ensemble
du département est sensible au risque feu de forêt. Il
existe cependant des zones plus exposées, comme le Luberon
et le massif d'Uchaux, en raison des espèces végétales
qui les composent et de la configuration des lieux (exposition au
vent, accessibilité, nature des sous bois, fréquences
des feux). Le
tableau ci-dessous fait apparaître pour les six dernières
années, le nombre de départ de feux constatés,
la superficie brûlée ainsi que la superficie moyenne
par feu.